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Frédie : la vie au Niger

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Classes de la seconde chance

Objectif du projet

Alphabétiser le plus grand nombre d'enfants et leur donner accès à une formation professionnelle afin de constituer un vivier d'éléments moteurs à un développement durable dans les villages.

Toure
Région de Tillabéri

Origine et conception du projet

Détails

Fonctionnement

Détails

Actions

En 2007

Détails

En 2008

Deux membres de l'association se sont rendus dans les villages. A Diagourou, les vaches ont mangé la classe paillote pendant les vacances du mois d'août. A la rentrée, en attendant la construction de la classe, une ancienne classe en banco, en délabrement a été mise à la disposition pour les élèves de la classe de seconde chance. Les artisans qui reçoivent les enfants sont très démunis en matériel. L'association a participé à l'achat du matériel indispensable, à Niamey, pour recevoir des élèves. (Exemple : le couturier appelé tailleur, ne possède qu'une machine, donc quand l'enfant s'exerce, il n'a plus d'outil de travail, et si l'enfant abîme la machine, il perd son outil de travail. Une deuxième machine a donc été achetée et mise à disposition de l'artisan.)

En 2009

Un nouveau voyage au Niger en Novembre 2009 a été l'occasion de revisiter les classes de la seconde chance de Diagourou et Ouallam peu après la rentrée de la dernière année scolaire du cycle prévu (4 ans). Il y a 24 élèves à Diagourou (sur 36 au départ, les filles se trouvant mariées au cours de ces trois années , deux familles ayant quitté le village et 2 autres enfants ayant abandonné) et 12 élèves réguliers à Ouallam (sur 48 au départ, même problème de mariage des filles, et cette commune est une commune urbaine avec des élèves venant de la rue).

A Ouallam, la municipalité souhaitait une classe de la seconde chance pour lutter contre la délinquance, la spécificité de cette classe est qu'elle permet une scolarisation en même temps qu'une formation professionnelle chez les artisans. Les élèves de Ouallam vont chez les artisans même pendant leurs heures de classe, ce qui fait que la fréquentation scolaire est faible, mais ils ont reçu la formation à un métier et ne sont plus dans la rue, donc si nous devons avouer un demi échec, voyons y aussi une demi réussite (le témoignage des parents est, lui, positif).

A Diagourou, les 24 élèves sont alphabétisés dans leur langue , 8 peuvent prétendre réussir au Certificat à la fin de l'année (en progressant comme les autres années). De plus, ils ont aussi acquis les compétences artisanales. Les élèves tailleurs vendent les vêtements qu'ils confectionnent et constituent une caisse pour se réapprovisionner en matières premières. Ils ont acquis une certaine indépendance.

Devant le succès de cette entreprise et le nombre important d'enfants non scolarisés, le maire de Diagourou souhaiterait renouveler l'expérience avec une nouvelle promotion d'élèves, dans un autre village de la commune. L'instituteur a confirmé qu'il accepterait de continuer s'il est assuré d'un salaire équivalent. Une réflexion et une analyse budgétaire reste à mener au sein de l'association.

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